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Les aides au tutorat : un + pour réussir l’alternance


Le succès de l’intégration d’un jeune dans une entreprise ou d’un parcours professionnalisant suivi dans le cadre de l’alternance -période ou contrat de professionnalisation- passe par un accompagnement sur mesure de l’intéressé. A décliner sous deux formes : tutorat interne ou externe. L’un assure le suivi de la formation, l’autre permet de surmonter les éventuels problèmes sociaux, familiaux… A chaque situation, son accompagnement et des aides spécifiques à mobiliser ! Explications.

Contrat et période de professionnalisation : aides au tutorat interne

L’OPCA dont relève l’entreprise peut prendre en charge :

  • la formation du tuteur à hauteur de 15 €/heure maximum, dans la limite de 40 heures ;
  • les dépenses liées à la fonction tutorale, soit 230 €/mois maximum et par salarié tutoré dans la limite de 6 mois. Un montant à majorer de 50 % si le tuteur est âgé de 45 ans ou plus ou -uniquement pour le contrat de professionnalisation- s’il accompagne certains publics spécifiques (après un contrat unique d’insertion-CUI, jeunes de moins de 26 ans sortis du système éducatif sans qualification, bénéficiaires d’un minima social).


L’indispensable formation des tuteurs ?
Etre un bon professionnel ne signifie pas être un bon pédagogue. La formation spécifique à l’exercice de la fonction tutorale permet notamment de :

  • connaître précisément ses missions ;
  • formaliser et construire des outils nécessaires pour les réaliser au mieux ;
  • éviter certains comportements, en privilégier d’autres…



Jeunes embauchés ou stagiaires encadrés par un tuteur interne : une aide temporaire mobilisable


Situations visées : l’encadrement de jeunes de moins de 26 ans embauchés depuis moins de 6 mois en contrat à durée indéterminée ou à durée déterminée d’au moins douze mois ou de stagiaires (hors apprentissage et formation professionnelle continue). Le tuteur est choisi dans les mêmes conditions que dans le cadre du contrat de professionnalisation, il assure les mêmes missions (voir encadré ci-contre).

L’OPCA dont relève l’entreprise peut prendre en charge les dépenses correspondant à une part de la rémunération des tuteurs ou aux éventuels compléments de salaire versés en contrepartie de l’activité tutorale :

  • à hauteur de 230 € maximum/mois, par jeune embauché ou stagiaire :
  • pour une durée maximale de 6 mois (soit 1380 €) pour un jeune embauché, 3 mois (soit au plus 690 €) pour un stagiaire.

Cette mesure est mise en œuvre à titre expérimental : les dépenses doivent être engagées avant le 1er janvier 2012.

Distinguer tuteur interne/tuteur externe


Choisi parmi les salariés volontaires et qualifiés dans l’entreprise, le tuteur interne  accompagne le salarié tout au long de la période de professionnalisation, du contrat de professionnalisation à durée déterminée ou de l’action de professionnalisation dans le cadre d’un contrat à durée indéterminée. L’employeur peut aussi assumer cette fonction.
La loi n’impose pas la désignation d’un tuteur. Attention : certains accords de branche en font une obligation.

Le profil du tuteur :

  • un niveau de qualification compatible avec l’objectif de professionnalisation du salarié tutoré,
  • une durée d’expérience professionnelle au moins égale à deux ans ;
  • des qualités relationnelles et des compétences professionnelles.

Des missions précises :

  • accompagner le salarié tout au long de la professionnalisation ;
  • veiller à son emploi du temps ;
  • assurer la liaison avec l’organisme de formation ;
  • participer à l’évaluation du contrat ou de la période de professionnalisation.

L’employeur doit laisser au tuteur le temps nécessaire pour exercer ses fonctions et se former. Ce dernier peut encadrer 3 salariés maximum, 2 si le tuteur est l’employeur.

Dans le cadre du contrat de professionnalisation, l’employeur peut faire appel à un tuteur externe à l’entreprise pour certains publics en difficultés : jeunes sortis du système éducatif sans qualification, allocataires de minima sociaux, anciens titulaires d’un CUI… Son rôle ? Assurer l’accompagnement social du salarié en dehors de l’activité professionnelle : logement, santé, garde d’enfants…

Contrat de professionnalisation et aide au tutorat externe
L’OPCA dont relève l’entreprise peut prendre en charge une partie des dépenses de tutorat externe, soit 230 €/mois maximum et par salarié tutoré dans la limite de 6 mois. Ce dernier doit être dans l’une des situations suivantes : suivi par un référent avant la signature du contrat de professionnalisation ou n’ayant exercé aucune activité professionnelle à plein temps et en contrat à durée indéterminée au cours des 3 années précédant la signature du contrat de professionnalisation.

Montant à majorer de 50 % si le tuteur accompagne un jeune de moins de 26 ans sortie du système éducatif sans qualification, un allocataire d’un minima social ou une personne sortant d’un CUI.

 

Publiée le : 30/04/2011

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Journal interprofessionnel d'informations d'économie générale des petites et moyennes entreprises.

 

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